Au moment où j’enregistre ce podcast, on est à la mi-juillet.

Il pleut tous les jours. Nous connaissons même des inondations ici au Luxembourg.

A part la météo, le gouvernement français a décidé d’imposer un pass sanitaire pour fréquenter restaurants, cinémas et autres endroits clos.

Ils imposent même le vaccin aux soignants.

Ce qui a déchaîné les passions. 

Dans ce contexte, j’ai pensé aux croyances que nous avons sur ces sujets d’actualités.

Je vous ai parlé de croyances limitantes dans l’épisode 34.

Nos croyances nous protègent.

Elles forment même nos réalités. 

Le problème que je vois dans le monde merveilleux du développement personnel, c’est cette  vision simpliste selon laquelle nous pouvons simplement éliminer nos croyances limitantes ou fausses pour  les remplacer par des croyances “positives”. 

Mais le fait que nous jugeons mêmes nos croyances est en quelque sorte un déni de notre humanité et du cheminement que chaque personne peut avoir.

Les croyances limitantes et fausses croyances peuvent bien sûr agir sur  la qualité de notre bien-être général et limitent notre liberté. 

Et plus on croit quelque chose, plus notre cerveau va chercher (et trouver) des preuves de cette croyance.

Que ce soit nos croyances sur le changement climatique ou sur l’efficacité des vaccins, le mécanisme est le même.

Et la croyance n’est chassée que par une autre croyance.

Je vous recommande même de questionner vos croyances, elles vont se métamorphoser ou rester les mêmes, mais il est utile de les questionner.

Bien sûr, dans le monde moderne dans lequel nous vivons, nous avons nos croyances mais aussi les injonctions paradoxales venues d’ailleurs.

Prenez le changement climatique.

D’une part, les messages venant de partout incitent à la protection de l’environnement naturel pour des raisons évidentes.

Mais, les décisions politiques qui veulent préserver l’économie et nos modes de vie vont pour la plupart dans le sens contraire. Celui de la destruction de l’environnement naturel.

Nous nous retrouvons devant cet exercice difficile de concilier plusieurs contraintes.

Dans un autre contexte en lien avec la crise sanitaire que nous traversons depuis 2020, nous subissons en quelque sorte la pression d’une situation qui nous échappe.

Mais ce qui se passe actuellement avec l’obligation vaccinale en France tombe aussi dans ce versant de l’injonction paradoxale.

Une des croyances véhiculées sur la France c’est bien cette hisoire d’un pays des lumières, de la révolution et des droits de l’homme (la femme aussi j’espère).

Avec cette obligation vaccinale, certaines personnes se retrouvent coincées entre leur croyance de liberté de choix et le vaccin qu’on leur impose.

Et c’est un dilemme quand on reçoit deux messages contradictoires.

La clé pour prendre de la hauteur est de créer une perspective de ce message.

Le voir, d’abord,  dans son contexte mais aussi en même temps simultanément dans un contexte plus large. 

C’est à dire, réussir à voir l’interdépendance, certains paradoxes inévitables et les sous-contraintes.

Tout un travail, n’est-ce pas ?

Il y a, d’ailleurs, cette histoire que j’aime beaucoup, qu’on attribue à la culture Zen.

C’est une bonne illustration de l’injonction paradoxale et de l’importance de toujours questionner nos croyances.

Un maître Zen montre un bâton et dit à ses élèves : « Si vous dites que ce bâton est réel, je vous frapperai. 

Si vous dites que ce bâton n’est pas réel, je vous frapperai. 

Si vous ne dites rien, je vous frapperai. 

Il semble qu’il n’y ait aucune issue. 

Un élève a cependant trouvé une solution en changeant le niveau de communication. Il s’approche du maître Zen, attrape le bâton et le brise.”

Avant de vous laisser, voici la piste de réflexion pour la semaine 

Dans la vie quotidienne, les injonctions paradoxales sont partout.

Si vous évoluez en entreprise, on va peut-être de suivre à 100% le travail de votre équipe mais aussi assurer votre part de production.

Ou alors, on doit augmenter notre capacité de production d’un certain poucentage mais on ne peut plus recruter.

Bien sûr, la crise sanitaire nous a gâté d’injonctions paradoxales.

Si vous êtes une femme, bon courage à nous ! 

Et l’idée pour s’en sortir, est bien de prendre conscience.

prendre conscience et apprendre à réflèchir aux interdépendances de chaque question.

Parfois aussi, questionner l’autorité et les pensées dominantes.  Comme dans l’histoire Zen que je vous ai racontée.

author-sign